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10 nov. 2012

Un film à ne pas ... Looper.

Deux bons films vus récemment : l'attendu Skyfall et l'inattendu Looper, un polar noir dans lequel l'Anticipation n'est pas qu'un simple artifice mais bien un élément à part entière de l'intrigue. 
Comme le dernier James Bond qui parvient à renouveler la série, le dernier film de Bruce Willis revisite aussi avec talent un thème surexploité, le voyage dans le temps. Et si l'affiche (étonnamment fade il est vrai) ne vous interpelle pas, peut-être que ce trailer animé vous poussera à tenter l'aventure.

Sylvain

12 nov. 2011

Des cinémas bien animés - Un Monstre à Paris


Les grands parents m'ayant devancés à la régulière, je n'ai pas pu emmener les enfants voir Tintin. Un petit mal pour un grand bien car cela m'a donné l'occasion de satisfaire le désir de Morgane d'aller voir Un monstre à Paris "avec Vanessa Paradis". 
Résultat de la séance : un très beau moment passé avec ma fille. "C'est mieux que Tintin parce que c'est plus drôle". Et c'est vrai que le cocktail situations détonantes et dialogues fins est très savoureux. Quelques clins d'oeil aux adultes (Bourvil qui crie après sont vélo, ...) m'ont valus les gros yeux et une main sur la bouche : papa rigole trop fort et ça met la honte. Phénomème familial transgénérationnel, j'ai fait pariel en mon temps.


Côté scénario Morgane y est allée de son analyse : "Ça commence bien, au milieu c'est mal mais ça finit bien. Comme les films que maman aime". Rien à ajouter, je ne pourrais pas faire plus efficace.


Enorme cerise sur le gâteau, la musique et les chansons de M qui sont plus que parfaitement intégrées au récit : elles en sont l'âme et même une composante clé. La chanson La Seine interprétée deux fois (avant et après la rencontre avec le monstre) en est une bel exemple.


Autre élément clé du film, la qualité de l'animation et de l'univers graphique qui m'ont bluffés. Très riche, ce dernier mérite un petit tour sur internet pour en mesurer la qualité. Conséquence certaine de l'expertise de l'animation française mais aussi de l'expérience du réalisateur du film. Éric ‘Bibo’ Bergeron a travaillé pendant huit ans à Hollywood, entre autres chez Dreamworks Animation où il a coréalisé La route d’El Dorado en 2000 et Le Gang des Requins en 2004. Un monstre à Paris est le premier film made in France de sa société Bibo Production et dont la distribution est assurée par EuropaCorp (cinechronicle).


Conclusion : Tintin et le secret de la Licorne à l'air d'être une belle aventure mais ne passez pas pour autant à côté de ce très réussi Monstre à Paris.

Sylvain et Morgane

Et pour le plaisir du papa, l'origine du clin d'oeil à Bourvil :


Et pour le plaisir des enfants, le laboratoire, la vaporitournelle et Charles :

9 sept. 2011

Le nanar de l'été : Cowboys & Envahisseurs

"Avec un titre pareil, ça peut être un grand film" me disait Laurent C. et je n'étais pas loin de le penser. Passant outre les avis négatifs glanés sur Allociné, nous avons tenté le grand saut avec Lorenzo en nous convainquant que le film était juste segmentant et que nous appartiendrions à la bonne catégorie de spectateurs.
Las! Le résultat est déplorable : une bouse américaine sans saveur ni odeur et sans même second degré. Se prendre au sérieux alors que l'on propose à l'écran une poursuite entre un cowboy à cheval et un avion extraterrestre, il faut avoir le moral.
Le film enchaîne les stéréotypes et les longueurs. De plus, comme le dit Lorenzo "ce n'est même pas un bon film d'action".
Bref, n'y allez pas. Désolé Florent d'avoir été un dommage collatéral. Et bravo à Géraud d'avoir évité cette corvée.
Du coup, nous n'avons même pas envie de découvrir le comics dont est inspiré le film et ce n'est pas le trait aseptisé de la BD qui va nous insister à le faire.






Sylvain

16 août 2011

Les Schtroumpfs - Opinion favorable de la part des enfants

Le film Les Schtroumpfs ne récolte guère de louanges de la part des critiques sans toutefois  se faire réellement éreinter (2,6/5 sur Allociné). Cela ne l'empêche pas d'avoir trouvé son public : après une première semaine d'exploitation, il totalise 866 000 entrées en France, devançant même le très bon Super 8 (périmètre de salles comparable). Le succès des petits êtres bleus qui sont toujours heureux est aussi au rendez-vous aux États-Unis (plus de 100 millions de dollars en 3 semaines d'exploitation, à titre de comparaison le blockbuster Cowboys & Envahisseurs n'atteint que 81 millions sur la même période)


Dans son billet du 4 août, Sébastien Naeco s'élève contre l'américanisation des Schtroumpfs, regrettant "l'opportunisme mercantile" à l'origine du projet. Cette position, de principe (je ne suis pas certain qu'il ait vu le film), me parle mais m'interpelle aussi :  ne vaut-il pas mieux que la BD franco-belge profite des films d'animation pour rayonner à l'international plutôt que de rester sous cloche ? Quitte à évoluer et sortir de son périmètre initial défini en fin des années 50 ou même exister sous deux formes différentes : Schtroumpfs canal historique et  Schtroumpfs culture mainstream.

Le film étant clairement destiné aux enfants (6-8 ans visiblement), il est donc logique que Morgane et Julien aient été chargés d'en rédiger la critique. Merci à eux ainsi qu'aux grand-parents pour cette sortie par temps pluvieux et la formalisation du compte-rendu. 

Le film est très bien et très drôle. Les Schtroumpfs sont rigolos car ils font plein de bonnes actions et des bêtises. Le plus amusant est le Schtroumpf écossais qui a un petit kilt bleu et qui rapporte un joli caleçon de son voyage.
Gargamel fait un peu peur mais il fait rire quand il fait pipi dans le seau à champagne. Azrael est très intelligent et il fait rire car il fait beaucoup de grimaces.
Les deux jeunes New-Yorkais sont sympathiques.

A la fin, on a un peu peur quand Gargamel va capturer tous les Schtroumpfs mais le Schtroumpf Maladroit devient très courageux et sauve tout le monde. 

Le plus bête est le Schtroumpf Poète.


Tous les enfants peuvent aller voir ce film et bien s’amuser.


Avis du jeune public favorable donc et cohérent avec la note moyenne donnée par les spectateurs (toujours sur Allociné) : 3,5/5.









Julien, Morgane, maman K. et un peu de Sylvain.


17 juil. 2011

Super 8

Petite infidélité au 9ème art pour le 7ème : chronique sur Super 8 que nous avons vus en avant-première dans le cadre du Festival Paris Cinéma 2011 (merci Géraud !).

Grosse production américaine réalisée par J.J. Abrams (Alias, Lost, Mission Impossible 3 et le très chouette Star Trek de 2009) et produite par Sir Steven Spielberg (qu'on ne présente plus), Super 8 est un divertissement diablement efficace et prenant. C'est néanmoins un curieux mélange :  les Goonies, E.T. et Rencontre du troisième type passés au mixeur avec Alien et une pointe de PrédatorLes trentenaires bien mûrs que nous sommes ont apprécié mais il faut avouer que nous ne nous attendions pas à suivre les aventures d'un groupe d'enfants prépubères. Étonnant. Un public plus jeune appréciera-t-il cette plongée tonique dans les années 80 ? Pas sûr et la bande annonce française fait d'ailleurs l'impasse sur ce point, raison pour laquelle la version VOST vous est proposée ci-dessous.



Pour aller un peu plus loin sur le film :
  • il mérite d'être vu au cinéma. Certaines scènes, notamment celle du train, sont impressionnantes et doivent certainement perdre de leur force sur petit écran.
  • le scénario est impressionnant de cohérence et d'efficacité. Tous les éléments, même les plus secondaires, s'emboîtent et font sens.
  • les personnages sont riches et ne manquent pas de profondeur.
  • l'humour est justement dosé. Personnellement, j'ai adoré la réplique "La drogue, c'est vraiment trop nul !" (qui n'a strictement aucun intérêt sortie de son contexte mais qui serait trop longue à resituer. Vous penserez à moi lors de la projection)
  • il faut regarder le générique de fin pour savourer le film de mort-vivants tourné par les enfants ... en super 8.

Un bon film d'été donc. Idéal pour passer un moment au frais ... ou au sec.

Sylvain

9 juin 2011

X-Men : le commencement

Ces dernières années, les adaptations cinématographiques de comics se sont enchainées, certainement stimulées par les bonds technologiques des effets spéciaux et des images de synthèse. Le chemin parcouru depuis le Batman de Tim Burton est considérable et permet désormais au spectateur de s'immerger dans un univers cohérent qui ne sent pas le carton pâte à plein nez. 

Si un nombre important d'adaptations ne présente que l'intérêt éventuel de faire passer le temps, le genre a néanmoins produit de très bons films au nombre desquels je listerais The Watchmen, The Dark Knight, V pour Vendetta et le premier X-Men réalisé par Bryan Singer. X-Men : Le Commencement colle selon moi à ce peleton de tête. 
Le film assume pleinement son objectif premier qui est de divertir mais sans pour autant tomber dans la facilité consistant à étaler les super pouvoirs des protagonistes (un excès de moyens est tout de même flashé à très haute vitesse lors de la dernière scène). L'accent est mis sur les personnages dotés d'une densité intéressante. Comme le soulignait Lorenzo à chaud, l'évolution de Magneto est crédible et habitée par un acteur convaincant (Mickael Fassbender aussi aperçu dans Inglorious Basterds). En toile de fond, on retrouve la réflexion du premier opus concernant la différence et tous les problèmes individuels et sociétaux qui peuvent en découler. 


Un bon divertissement donc, bien supérieur à Thor de Kenneth Branagh.
Je dois avouer que la reconstitution des années 50 dans un style très James Bond de la première vague a contribué à mon plaisir.


Sylvain 

23 févr. 2011

Largo Winch 2 - Le cinema européen intègre la culture mainstream

La forteresse de Makiling (T7)
La Larmes du tigre (T8)
Francq - Van Hamme - Dupuis 
L'une des marques de fabrique des aventures de Largo Winch est leur formatage : le lecteur sait ce qu'il achète et n'est que rarement déçu sans être pour autant transporté vers des sommets.  

Le deuxième film inspiré de la série suit la même logique. Il ne pioche qu'avec parcimonie dans le dityque birman original pour mieux coller aux codes actuels du cinéma grand spectacle. En cela, la critique des Inrocks est facile : "Ce n’est même plus un film, c’est un cahier des charges". Certes, Jérôme Salle est loin d'égaler Paul Greengrass (Green Zone, La vengeance dans la peau, ...) mais reprocher à un divertissement assumé de suivre les codes du genre est grandement banal. 

Largo Winch 2 est un film européen mainstrean qui n'a pas à rougir de la comparaison avec la plupart des films américains de budget équivalent (20 millions d'euros). Et c'est plutôt une bonne nouvelle dans un contexte où les exportations culturelles européennes chutent de 10% chaque année (la situation étant l'inverse pour les États Unis selon le très intéressant article de Réjane Ereau Mais où est passée la culture européenne - OWNI).  

Pour autant, le film est loin d'être exceptionnel. Correct sans plus alors qu'il pouvait certainement faire mieux. La notation tant des critiques que des spectateurs sur Allociné est de 3/5, avis auquel je me rallie tout à fait.
Globalement efficace le film s'égare de manière un peu incongrue sur le terrain du sentimentalisme romantique en son milieu. En partie la faute à un levier scénaristique très encombrant ajouté à l'univers de la BD (cf. commentaires). Par ailleurs, certaines scènes d'action sont rendues confuses par des mouvements de caméra convulsifs. Comme me le disait Clément, on en arrive à se demander si l'on a pas oublié les lunettes 3D. 
Les seconds rôles sont globalement réussis, comme par exemple le majordome joué par Nicolas Vaude et bien évidemment Alexandre Jung porté par Laurent Terzieff. Simon Ovronnaz est sympathique mais franchement léger par rapport à son avatar papier.


Commercialement, le film démarre encore mieux que le premier opus qui avait frôlé les 2 millions d'entrées en salle. Avec 475 000 spectateurs en première semaine, il se positionne en deuxième place derrière Rien à déclarer (992 000 entrées dans la même semaine et 5.6 millions en cumulé - sources Excessif) dont l'adaptation papier est aussi en tête du Top 15 des ventes BD de la semaine (BDzoom). Pas vraiment de la culture mainstream pour le coup !
Sylvain