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27 avr. 2013

Brindille

De Rémi Courgeon
A partir de 8 ans - Milan 

Résumé de l'éditeur
Une corvée d’aspirateur négociée à la lutte, la vaisselle perdue au bras de fer : face à ses frères, la frêle Brindille ne peut pas lutter. Alors, pour trouver sa place dans ce monde d’hommes, Brindille se met à la boxe !

Un livre sensible et fin. Les textes ciselés sont en résonnance avec les illustrations pleines de charme et de détails touchants. Une plongée dans l'enfance exhaustée par le très grand format proposé (25cm x 36 cm). On touche à la perfection, au détail près de la fin. Mais c'est un avis tout à fait personnel car j'en aurais voulu une autre, moins ... convenu ou convenable.






Merci madame Laure pour ce beau moment partagé.

Sylvain

15 déc. 2012

Sélection BD pour Noël : les intégrales

Noël au tison, intégrales à foison. 
Les éditeurs profitent de la période des fêtes pour donner une deuxième vie aux séries. Une démarche commerciale de bonne guerre derrière laquelle se cache parfois de vraies opportunités : possibilité de s'immerger d'un bloc dans une histoire complexe, consolidation d'une collection avec un bel objet (souvent plus qualitatif que les éditions originales), plaisir d'offrir et de partager une oeuvre, .... Petite sélection personnelle.

Récits historiques
Désormais classique, La vengeance du comte Skarkek est une solide intrigue à la Jean Valjean magnifiée par le trait coloré de Rosinski. Incontournable.
Pour ceux qui commenceraient à saturer de Tardi et de ses tranchées, Un long destin de sang est une bonne alternative pour couvrir la période 14-18. Dans un tout autre style, les auteurs proposent une vision de la guerre à travers une machination militaire romancée. 
La balade de Yaya est l'une des BD pour enfants les plus intéressantes du moment. Ce regroupement des trois premiers tomes est donc une bonne occasion de découvrir les tribulations tragi-comiques de la petite chinoise dans le contexte de la guerre sino-japonaise. 



Un peu de SF ne nuit pas. La guerre Eternelle commence à dater, mais comme la blanquette, c'est bon réchauffé aussi. Autre classique solide, Travis, qui dans un registre plus série B permet de passer un long bon moment (intégrale en deux tomes). Récemment découvert suite à un cadeau surprise de Billy Bob Berger, Fear Agent est une curieuse saga mêlant humour noir, space opéra, voyage temporel et second degré qui mérite d'être lue. Réservée aux amateurs de comics appréciant Invincible et ayant de la nostalgie pour Burton et Cyb. Un peu pointu quand même.






Quand la BD européenne s'inspire du manga, cela peut donner des polars dynamiques, assez violents en l'occurrence et surtout agréables à lire. La preuve avec Jazz Maynard, Ken Games et Naja.



Plus difficilement classable, Alim le tanneur est une BD d'aventure qui peut soutenir la comparaison avec La quête de l'oiseau du temps. Plus enfantin au départ, l'histoire monte en puissance et tient très bien la route. 
Viennent ensuite Rork qui devrait arriver dans mes pantoufles le 25 décembre et Nemo,  adaptation du fameux capitaine par Bruno.





Les belles éditions des classiques de la BD franco-belge : Gil Jourdan et de Philémon. Des must.


Sylvain

13 juil. 2012

Cerise - Une chouette BD pour enfants

De Laurel
Tome 1 - Compilation d'histoires courtes
Le Lombard

Pour raconter la vie de Cerise, petite fille de 8 ans qui parle aux animaux, Laurel combine agréablement des gags d'une page qui fleurent bon l'autobiographie ainsi que de courtes histoires à la tonalité plus acidulées. Le tout forme un ensemble cohérent et très plaisant, aussi bien pour les enfants que pour leur parents. Une belle surprise que le blog de Laurel, un crayon dans le coeur, ne laisse pas espérer au premier abord.


Sylvain

16 avr. 2012

La mémoire de l'eau, jolie BD tout public

De Valérie Vernay et Mathieu Reynès
Tome 1/2
Dupuis


Très agréable lecture, pleine de grâce et de charme.
Les déambulations côtières de la jeune Marion, venue habiter avec sa mère dans la maison familiale, sont portées par un trait simple chargé de rêverie. Ce retour aux sources, classique sur le principe, évite les sentiers battus et ose même une pointe de mystère et de surnaturel justement dosé. Seuls quelques dialogues un peu anguleux viennent heurter la fluidité du récit.
Un album qui mérite son petit bout de chemin auprès des blogs et des libraires. 



D'autres illustrations sont disponibles sur le blog de Valérie Vernay.


Sylvain

13 nov. 2011

La balade de Yaya - Tome 3 - Le Cirque



Depuis maintenant trois tomes, Jean-Marie Omont et Golo Zhao développent une histoire pour enfant drôle et sensible dans un contexte narratif dramatique, celui de la guerre entre chinois et japonais en 1937. Un exercice délicat très bien maîtrise qui évite le misérabilisme sans tomber dans l'angélisme ni occulter pour autant les drames de la guerre et de la pauvreté.

Yaya compte parmi les livres favoris de Morgane : "C'est trop bien ! C'est triste. C'est la guerre entre les japonais et les chinois. Il y a une fille et un garçon qui ne se connaissaient pas au début. Un monsieur est méchant avec le garçon et ça fait peur. Le petit garçon il essaye de sauver Yaya. Elle est riche et le garçon est pauvre. Elle a pas l'habitude d'être dans une situation comme ça. Yaya elle s'en fiche des diamants, mais elle ne s'en fiche pas de ses parents".

Une série qui fait lire les enfants et les passionnent tout en élargissant intelligemment leur univers, n'est-ce pas là tout ce que l'on espère des livres jeunesse ? Lecture recommandée.





Sylvain

N.B.: Le tome 1 de Yaya est disponible à la location sur IZNEO à 1,99€. On peut penser que les autres tomes suivront d'autant que le format à l'italienne de l'album passe très bien sur iPad.

Tome 3 sur 9 : Le cirque
Dessinateur : Golo Zhao
Scénariste : Jean-Marie Omont
96 pages, couleur
Format : 13 x 18 cm, à l'italienne
8,50€

24 oct. 2011

Le Schtroumpfissime commenté par Hugues Dayez

Par Peyo
88 pages couleurs - 19,95€
Dupuis

Présentation de l'éditeur
Publié en 1965, "Le Schtroumpfissime" est le deuxième album de la série Les Schtroumpfs. Scénarisée par Yvan Delporte et mise en image par Peyo, cette aventure se présente comme une satire de la soif de pouvoir, brocardant avec le même bonheur la démagogie du candidat, la flagornerie du courtisan et la versatilité du tyran. 
De cet album devenu culte, Hugues Dayez, grand spécialiste de Peyo, nous propose une analyse originale. Commentant chaque planche, il décrypte l'intention des auteurs en s'appuyant sur les ressorts graphiques et narratifs mis en oeuvre. 


Les éditions Dupuis poursuivent la valorisation qualitative et intelligente de leur catalogue. Le schtroumpfissime est très belle réédition (grand format, beau papier issus de forêts gérées de manière durable et équitable, tout ça ...) d'une solide fable politique destinée aux enfants mais qui décrypte finement les ressors intemporels de la politique (cf. le bel article du9). Un brin anarchique et bien éloigné du catalogage récent de la société schtroumpf en régime autoritaire. 


Image tirée de Les Schtroumpfs sont-ils communistes ?
Dans un style limpide Hugues Dayez décrypte l'univers créatif de Peyo, ses influences, ses relations avec le scénariste Yvan Delporte et son style graphique. Un travail qui permet de souligner qu'avant d'être un businessman Peyo était un créateur émérite de bande dessinée (Johan et Pirlouit, Benoît Brisefer, ..). Enrichie de commentaires éclairants et d'anecdotes toujours à propos, ce beau livre est un cadeau idéal pour les amoureux de l'âge d'or du journal de Spirou. 
Exemple pioché pour le plaisir au sujet du langage schtroumpf créé avec Franquin : "... si je dis "J'ai attrapé un schtroumpf", ça reste obscur. Alors que si je dis "Il ne fait pas chaud ce matin, j'ai bien peur d'avoir attrapé un schtroumpf" ça devient clair. Mais il faut se méfier parce que c'est tout de même un langage dangereux. Si vous dites "Mademoiselle, vous avez une très jolie paire de schtroumpf", il n'est pas certain qu'elle comprendra que vous parlez de ses boucles d'oreilles".




Sylvain

24 sept. 2011

Des mangas et des enfants

Dragonball (Glénat)


Durant les vacances, le  fiston a découvert Dragonball. 
Un vrai coup de foudre ! Six tomes de l'intégrale lus en moins d'une semaine. Une performance pour lui qui n'a pas encore passé la deuxième vitesse coté lecture. Et c'est vrai que découvrir l'incroyable univers imaginé par Akira Toriyama est un vrai bonheur. "Il y a beaucoup d'humour et de bagarre avec des drôles d'attaques. Ka-mé-ha-mé-ha ! Et puis ... (recherche effrénée dans le tome 3) na-ma-mi-da-but-su, elle est bien celle-là. Et puis il y a des filles un peu nues, c'est rigolo. Il y a aussi un peu de sang".
Preuve que la série est devenue un classique, nombre de ses amis lisent les aventures de Sangoku. Ça chauffe au square !   
Le restant de la série étant à la campagne, les grands parents sont chaudement attendus. Pas  uniquement pour apporter les tomes suivants, cela va sans dire.

Fort de ce succès, j'ai tapé la confiance et me suis lancé dans l'inconnu : Détective Conan que j'ai commencé à lire aux deux enfants. Sans creuser plus que cela. Et c'est là que les problèmes ont commencé.



Détective Conan (Kana)

Couverture gentillette, personnage enfantin et premières pages sympathiques, j'intègre la petiote au processus. Je lis avec des effets de voix, un petit "waaaa!" crié dans les moments cruciaux pour faire sursauter les enfants, ..., la totale. Le manga est riche en gags visuels qui fonctionnent parfaitement. On s'amuse bien.
Premier moment de doute : Julien me montre en librairie le tome 64 : j'ai intérêt à faire un gros stock de salive ou les faire gagner rapidement en autonomie de lecture car ils sont méchamment fans : 
- J'aime. Il y a beaucoup de morts, attaque Julien
- Oui. En plus Conan il est trop rigolo, ajoute Morgane
- Mais quand même moins que Dragonball.
- J'aime aussi bien le grand détective qui croit que c'est lui qui a résolu l'affaire. Et puis Ran, elle fait la maman de Conan et quand elle se fâche, elle l'attrape par le col pour l'amener ailleurs.
- Et puis il y a assez d'indices. On peut deviner le meurtrier plus que dans Scoobydoo.
- Le docteur, il fait des choses que Conan ne pense pas avoir besoin (pour information, des gadgets type lunettes radar, noeud à papillon modulateur de voix, chaussures bioniques, ...) mais en fait ça lui sert toujours à la fin. 


"Ça fait un peu peur" finit par lâcher ma fillette. Et de fait, j'avais été un peu surpris par la violence des scènes de meurtre, passage obligé de chaque enquête. C'est à la deuxième décapitation sanglante (celle du tome 5, cf. planche ci-dessous) que Morgane a commencé à faire des cauchemars et ne plus vouloir aller se brosser les dents seule le soir. Nous avons donc levé le pied et entamé une thérapie Petshop. 
Néanmoins, nous y reviendrons lorsqu'ils auront autour de 10 ans car les histoires sont bien faites (recommandation éditeur 12 ans, oups). Le grand problème de la série est visiblement le surplace de l'intrigue principale (qui sont les hommes en noir qui ont rajeunis Shinini dès le premier chapitre ?!). On peut espérer qu'il y ait du nouveau d'ici le tome 100.






Morgane et Julien et Sylvain

16 août 2011

Les Schtroumpfs - Opinion favorable de la part des enfants

Le film Les Schtroumpfs ne récolte guère de louanges de la part des critiques sans toutefois  se faire réellement éreinter (2,6/5 sur Allociné). Cela ne l'empêche pas d'avoir trouvé son public : après une première semaine d'exploitation, il totalise 866 000 entrées en France, devançant même le très bon Super 8 (périmètre de salles comparable). Le succès des petits êtres bleus qui sont toujours heureux est aussi au rendez-vous aux États-Unis (plus de 100 millions de dollars en 3 semaines d'exploitation, à titre de comparaison le blockbuster Cowboys & Envahisseurs n'atteint que 81 millions sur la même période)


Dans son billet du 4 août, Sébastien Naeco s'élève contre l'américanisation des Schtroumpfs, regrettant "l'opportunisme mercantile" à l'origine du projet. Cette position, de principe (je ne suis pas certain qu'il ait vu le film), me parle mais m'interpelle aussi :  ne vaut-il pas mieux que la BD franco-belge profite des films d'animation pour rayonner à l'international plutôt que de rester sous cloche ? Quitte à évoluer et sortir de son périmètre initial défini en fin des années 50 ou même exister sous deux formes différentes : Schtroumpfs canal historique et  Schtroumpfs culture mainstream.

Le film étant clairement destiné aux enfants (6-8 ans visiblement), il est donc logique que Morgane et Julien aient été chargés d'en rédiger la critique. Merci à eux ainsi qu'aux grand-parents pour cette sortie par temps pluvieux et la formalisation du compte-rendu. 

Le film est très bien et très drôle. Les Schtroumpfs sont rigolos car ils font plein de bonnes actions et des bêtises. Le plus amusant est le Schtroumpf écossais qui a un petit kilt bleu et qui rapporte un joli caleçon de son voyage.
Gargamel fait un peu peur mais il fait rire quand il fait pipi dans le seau à champagne. Azrael est très intelligent et il fait rire car il fait beaucoup de grimaces.
Les deux jeunes New-Yorkais sont sympathiques.

A la fin, on a un peu peur quand Gargamel va capturer tous les Schtroumpfs mais le Schtroumpf Maladroit devient très courageux et sauve tout le monde. 

Le plus bête est le Schtroumpf Poète.


Tous les enfants peuvent aller voir ce film et bien s’amuser.


Avis du jeune public favorable donc et cohérent avec la note moyenne donnée par les spectateurs (toujours sur Allociné) : 3,5/5.









Julien, Morgane, maman K. et un peu de Sylvain.


16 juin 2011

Intégrale Philémon

Philémon occupe une place toute spéciale dans mon parcours de lecteur. 
Début des années 80, j'ai le droit d'aller tout seul à la bibliothèque municipale, je m'assois sur les coussins à côté de la fenêtre et me plonge dans un univers onirique où un grand garçon   parcours le monde des lettres, celles de l'océan Atlantique. Identification maximale avec ce personnage qui rencontre des centaures majordomes, vogue dans une bouteille-navire, aide le vieux Barthélémy à revenir à la réalité malgré lui, escalade un chien fumeur de cigare, marche sur le rayon lumineux du phare-hibou .... Magique et certainement clé dans ma passion pour le neuvième art.


Pourtant, les années passent, ma collection de BD s'étoffe mais n'accueille toujours aucun album de la série phare de Fred. Je les connais trop ces histoires, pas la peine d'en acheter les albums. Et puis, elles sont plutôt moches les éditions qui s'enchaînent au fil des années.
Au milieu des années 2000-2010, dans la cohue d'une des tentes éditeurs du festival d'Angoulême, j'apprends que Fred est en dédicace. Emotion. J'achète rapidos le premier tome à portée de main et me prépare mentalement à faire une longue queue. C'est Fred tout de même ! Et là surprise : zéro temps d'attente. Je tends ma BD, "c'est pour Sylvain" et bredouille maladroitement quelques phrases genre "Philémon est une des BD qui m'a le plus marqué enfant, ... tout ça". Le petit vieux blasé limite revêche de derrière le comptoir me lance un regard dénué de tout intérêt, fait une dédicace vite fait et au revoir. Déception dans le camp français.  

La dimension spatiale de la bande dessinée et la dimension textuelle.
Fred,
 Philémon. L'Île des brigadiers, Dargaud, 1975, page 2.
Dans une même planche, Fred oppose deux modes de lecture : un mode de lecture chronologique dans lequel les cases se succèdent et un mode de lecture spatial dans lequel le regard voyage sur la page de manière circulaire. (source 
Pierre Campion)

Il y a quelques mois, l'intégrale de la série est rééditée dans un format vraiment sympa et qualitatif. Je saute le pas et je m'en félicite dès l'ouverture du premier des trois volumes. Je passe une délicieuse après-midi à me replonger dans les aventures du garçon au pull rayé blanc et bleu. Le dessin, selon moi très marqué année 70, me dérange un peu mais quelle richesse et générosité dans la création. Fred ne carburait certainement pas qu'à la camomille dans les années 70 ou alors il vivait dans un autre monde. Peu importe. Pour reprendre le terme choisi par Gosciny dans la préface, c'est juste "formidable!".

L'oeuvre vaut parfois mieux que l'auteur et les lecteurs que nous sommes attendent trop de ces brèves rencontres forcées, pas toujours mutuellement consenties, il faut croire.

Il m'est cependant difficile de recommander d'acheter cette oeuvre à ceux pour qui Philémon n'est pas une madeleine de Proust. La lire, oui, car il s'agit d'une série majeure de l'art séquentiel. Pour autant, elle est assurément segmentante et mieux vaut valider soi-même l'achat avant de lâcher les 100 euros que coûte ce regroupement de  15 tomes. A recommander aux rêveurs et à tous les enfants dans l'âme. 
L'intéressant Blog BD de SudOuest conclut d'ailleurs sa chronique sur ce thème : " Philémon la BD, ne laissera personne indifférent. Vous y plongerez tête baissée ou vous resterez incrédule comme le père de Philémon ...". 



Sylvain

2 févr. 2011

La Balade de Yaya - Sympathique histoire enfantine

De Jean-Marie Omont et Golo Zhao
Tome 1 (La Fugue) - Couleur
Editions FEI - 8,5 euros


1937. Yaya, petite fille gâtée de la bourgeoisie shanghaienne, fait fi des consignes paternelles et s'élance seule dans la ville assiégée pour passer son concours de piano. Un bombardement la ramera brutalement à la réalité et un garçon des rues providentiel lui laissera l'espoir de pouvoir retrouver les siens. 




Servie par de belles images douces à la tonalité manga, l'histoire est bien menée, sans temps mort. Elle s'appuie plus sur des ressorts dramatiques que drolatiques mais reste bien équilibrée. Pour l'avoir testée, elle plaît aux enfants. Pas le coup de foudre mais un agréable moment de lecture.


Après les solides enquêtes du Juge Bao, Les Editions Fei semblent donc résolument privilégier la qualité à la quantité : La balade de Yaya s'annonce comme une saga enfantine prometteuse.
Le beau site Catsuka ainsi que la FNAC reflète bien l'appréciation positive que suscite l'album auprès des critiques. 

A noter qu'une exposition itinérante dans un bus des années 30 a été montée autour de la création de la série. Arrêt demain à Paris dans la librairie Boulevard des Bulles (50 bd St Germain) pour une séance de dédicace à partir de 16:00 ( Chongrui Nie et Patrick Marty (pour Juge Bao) ainsi que Jean-Marie Omont et Golo Zhao (pour La Balade de Yaya). 


Merci à maman K. pour cette découverte.

Sylvain

10 déc. 2010

Le coin des p'tits lutins - Johan et Pirlouit, un classique toujours d'actualité pour les enfants

Il n'y a pas que les grands qui peuvent découvrir des BD enrubannées sous le sapin de Noël. Les enfants y ont droit aussi ! Mais que choisir ? Pour les lutins chérubins de Bédérama, le choix est tout fait : Johan et Pirlouit.


De Peyo
Intégrale en 4 tomes - 3 récits par volume - 176 pages
Dupuis - 19€

De l'humour et de l'aventure intelligente

- "Et pourquoi vous ne lisez pas des bandes dessinées tous seuls ?
- La maîtresse, elle a dit que ce n'était pas bien pour apprendre à lire.
- ... ?
- Mais toi, si tu lis, ça va. 
- Oh oui ! Un Johan et Pirlouit. S'iiiil te plaiiiit papa chéri."
Imparable. Un véritable travail de professionnel. C'est donc pris en sandwich entre ma fille et mon fils que je me mets en mode lecture. Et c'est cool.

Les aventures de Johan et Pirlouit comptent parmi nos meilleurs moments. "Pirlouit, il est trop marrant ! Il ne pense qu'à manger et boire. Il a des cheveux comme ça et il est très petit." Et c'est vrai que l'arrivée du "lutin" dans le troisième récit est une super trouvaille qui donne un ton unique à la série. Un contre-poids à Johan "chevalier courageux" certes, mais plutôt barbant. Autre géniale trouvaille : les schtroumpfs qui apparaissent dans la neuvième histoire.



Les scénarios sont très rythmés, variés, respectueux des lecteurs, remplis de fantômes, de sorciers, de brigands, de passages secrets, ... et de gags. Un moyen-âge idéalisé, magnifié par le trait plein de charme de Peyo. "Il y a toujours des bonnes aventures avec des batailles et des monstres". Une belle découverte pour les enfants et un chouette retour en enfance pour les plus grands.




Par contre, passé la treizième aventure, la magie n'opère plus et la série se caricature elle-même. Peyo n'est plus aux commandes et d'oeuvre honnête pour la jeunesse, on passe à un produit stéréotypé. Vraiment moins bon.


Lutins Julien, Sylvain et Morgane




Autres recommandations :

  • Lou! (pour les grandes filles d'au moins 8-10 ans)
  • Les 13 premiers tomes du Scrameustache (plus pour les garçons)

18 sept. 2010

ALERTE AUX ZORKONS

De Yoann et Vehlmann 
Dupuis


Divertissant et réussi


Champignac-en-Cambrousse, envahie par une jungle aussi mutante qu'inquiétante, est mise en quarantaine par l'armée. Autant d'obstacles que Spirou et Fantasio vont devoir franchir pour venir en aide au Comte.

Beaucoup des personnages de l'ère Franquin se croisent dans cette nouvelle aventure à la trame plutôt linéaire mais animée par de nombreuses trouvailles. Il y a du rythme, de l'énergie, de la créativité donc (faisant parfois  suspecter un trop plein d'extasie) et de l'humour. Le personnage de Spip fait d'ailleurs un retour très réussi au second plan et a  plu à mon bientôt 8 ans de Julien ("Il est trop rigolo, Spip !).










Sur le plan graphique, l'album est très réussi : les planches sont riches et gorgées d'ambiance. Le rendu final est moderne tout en   restituant une poésie certaine.


Pour conclure, une chouette histoire moins adultes que le "one-shot" des mêmes auteurs  dans la collection "Le spirou de ...", ce qui semble cohérent d'un point de vue éditorial.

A lire aussi, une interview intéressante des auteurs sur ActuaBD.